Minuuuute, les liens arriventAussi incroyable que cela puisse paraître, je suis en vie, comme le témoigne cet article. Cela doit certainement t'émouvoir, ô peule mystérieux de la blogosphère (ou pas, comme dirait 35M3), mais je reprends mon clavier bienaimé afin d'écrire un article. Oui, chers amis, vous avez bien lu : un a-r-t-i-c-l-e. Parce que ce jour est particulier, parce que c'est un vendredi (surtout pour ça, pas de devoirs pour le lendemain, béni soit le week-end-euh) et puis parce que Fox va bientôt venir me kidnapper et m'enfermer dans une cave jusqu'à rédaction de quelque chose de potable (comme vous pourrez remarquer, c'est souvent Fox qui me fait asseoir devant mon ordi et m'attache solidement au tabouret ... soit).
Aujourd'hui donc, événement par-ti-cu-lier. Et comme, apparemment, il n'a pas lieu en France, ou en tous cas pas dans les contrées lointaines de l'Union, j'vais vous le raconter. Il s'agit, ladies and gentlemen (from the underclass ... the president of the United States of America ... is DEAD - Hum bref, je m'égare), il s'agit de la SAINT-NICOLAS DES ETUDIANTS. Ce jour où, théoriquement, tout le monde s'en prend plein dans la gueule, principalement de la farine, des ½ufs ou autres joyeusetés dans ce genre. Le jour où le racket fait rage, où les profs sont très heureux de vous voir arriver, on va dire quelque peu « maquillés », etc etc. En gros, pour les non-initiés, il s'agit du jour où tous les élèves de rhéto (terminale) peuvent rater un jour de cours, revêtir des tabliers blancs couverts de petits mots venant de leurs potes, récolter de l'argent aux carrefours, dans les rues, tagguer tout le monde avec bombes de couleur, mousse à raser, rouge à lèvres, indélébiles, et se prendre une bonne cuite.
Racontage de mes aventures du jour.
En ce jour saint qu'est le 21 novembre, je descendis à l'école dans la voiture maternelle, assurant une préservation totale jusqu'à arrivée. Sur le pont, qui voit-on ? Une grande personne aux vêtements colorés portant des espèces d'antennes Noëlitiques .... Il ne peut s'agir que d'Anaïs ! Arrivée à l'école, rapide bonjour aux rescapés de quatrième (seconde) et puis on s'enfuit ! Et oui, j'suis suicidaire, je me jette sans aucune crainte (ça, ça reste à voir) dans la gueule du lion (parlant de ce magnifique signe zodiacal, nous avons pu voir un tablier qui-dé-chire où était représentée la tête d'un lion tout en gris ... woua) Et donc je rejoins Anaïs et connaissances. Mademoiselle la Folle me fait un énorme et superbe c½ur sur la joue droite comme elle a l'art d'en faire, j'les observe en train de racketter les profs puis, 8h15 : tout le monde à l'école !! « Et on pagaie et on pagaie... » Le temps de rentrer quelques minutes, pour voir qu'35M3 arbore un joli smiley et que les autres ont plus ou moins été préservés de l'assaut. Ah si, juste une fille qui semblait s'être ramassé deux paquets de farine sur la figure ... la pauvre.
Le problème, braves gens, c'est que j'avais cours de renfo m*ths (censure, encore et toujours : des âmes sensibles lisent ces pages). Plus précisément, j'avais TEST de renfo m*ths (que j'ai réussi, bien évidemment =) ). On se prend un fou rire rapide en voyant arriver un autre élève portant soutien-gorge et string assortis, ainsi que les mandarines pour compléter le tout. Puis Monsieur Renfo arrive et nous dit sans détours : « Vous vous débarbouillez avant d'entrer en classe » « Mais M'sieur on peut pas les garder ? » « Non, vous m'enlevez tout ca ». Bon bah tant pis ... j'avais prévu le coup ainsi que mes mouchoirs. Etrangement, nous ne sommes que 7 en classe ... mais où sont donc passés les rhétos ??
On survit tant bien que mal aux 5 heures de cours qui nous attendent. Et puis au temps de midi ... on ressort ! Nous sommes très, très, très suicidaires. Achat d'un quelque chose à manger et puis on entame notre tour des deux places. On croise plein de gens qu'on connait, on distribue plein de hugs. Je cherche Anaïs. Faut qu'elle me refasse mon c½ur. Vu que je la trouve pas, j'demande à quelqu'un d'autre. Mais il était pas aussi beau que celui d'Anaïs. Gros Porc nous propose des chips. C'était la période pacifique, avant que l'attaque ne soit lancée. Enfin, ca ne me concerne pas, grand bien me fasse. On croise Waaa aussi. Un B-Day-Hug s'impose. On signe sur son T-Shirt anniversaire. Et puis, sur qui tombe-t-on au détour d'un chemin ? Les quatrièmes ! Oh les fraudeurs ! (Ndlr : les quatrièmes ne sont pas en droit de sortir de l'école le vendredi, mais ils l'ont quand même fait – « Ben quoi, c'était H. ! »). 35M3 disparait avec son garde du corps (dont elle est la troisième épouse, précisons-le) et nous la laissons donc faire ses petites magouilles. On verra plus tard que non, pas grand bien lui fasse. Nous on continue (attention lecteur, la constitution du groupe a changé : j'me retrouve non plus avec 35M3 mais avec trois quatrièmes, dont Kidimieu et Moarteng). On croise la Nouvelle Star 2010. Re-Hug. D'où, Panpan doit me signer la joue gauche d'un « groupie de la new star 2010 ».
Retour devant l'école. Qui voit-on ? ANAIS !! On écope tous du « syndrome de la grenouille ». J'vous explique le principe : vous choisissez la couleur (et encore) et Anaïs vous dessine une grenouille toute sympathique sur le front. On y passa tous, tant qu'à faire (même Moarteng, mais il a tué sa grenouille par après : elle a commencé à boiter puis il l'a décapitée ... Pauvre bête. Enfin, on peut pas lui en vouloir, y avait de la graisse de baleine – REBELLONS-NOUS). Et puis 35M3 revient. Nous la voyons arriver de loin, la démarche peu assurée, les cheveux quelque peu –comment dire ?- colorés. Les cheveux tous verts, plein de mousse à raser, quelques marques d'indélébile supplémentaires sur les joues. Bon, c'est pas encore trop grave à ce niveau là. La suite est pire. Gros Porc lance l'attaque en trouvant très rigolo de récupérer un peu de mousse à raser présente sur la chevelure de 35M3 afin de lui en foutre plein la figure. Et que j'en aie dans le nez, que j'en avale... ces choses bien fraiches quoi. C'est là que nous décidons qu'un rapatriage est absolument nécessaire et que les murs de l'école sont nos amis (c'est rare de penser cela, mais parfois les murs scolaires sont bien pratiques).
Il nous faut bientôt retourner en cours ... plutôt arrangés. Personnellement j'me tracasse pas, étant en cinquième (première), je ne suis pas dans mon tord à me retrouver ainsi barbouillée. Ce n'est pas pareil pour les quatrièmes. Surtout quand on a Madame G. (n'est-ce pas Moarteng ? –Sifflote- ). Madame Histoire, notre titulaire, nous distribue des chiques sur un bois. Monsieur Géo ne nous fait pas de remarques particulières et nous lâche même un peu plus tôt. On traverse la rue et je vois apparaître devant moi Nounours. Ex-rhéto. Et c'est le grand retour du très célèbre « hug ». L'ennui, c'est que mes pieds ne reposaient plus par terre et que Nounours n'avait pas l'air de vouloir me déposer au sol, comme il se doit. Il se met à pleuvoir-neiger. Plus tard, je re-croise Gros Porc qui tente de me faire tomber (et il a presque réussi, le bougre ...). Et c'est à ce moment que la tuture verte qui est la mienne vient me rechercher pour me ramener à la maison.
« En conclusion », comme on le dit dans à peu près tous nos devoirs de français, journée formidable. Pas mécontente que la farine ait été interdite au programme cette année. Parce que sinon, c'est superbement pénible : pendant les deux semaines qui suivent, on a une fine couche de farine sur tout les bancs qu'il faut sans cesse balayer. Et pour finir, vivement l'année prochaine =)
Pix : Une sympathique grenouille orange ...